Le Tueur De La Green River

Le Tueur De La Green River


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Il s'agit d'une histoire complète indépendante de toute autre, en noir & blanc, initialement parue en 2011. le scénariste est Jeff Jensen, le fils de Tom Jensen ; l'illustrateur est Jonathan Case.En 1965, à 16 ans, Gary Leon Ridgway poignarde un jeune enfant de 6 ans, juste pour savoir ce que ça fait de tuer quelqu'un. Pendant les années 1970, Tom Jensen fait son service militaire dans la marine, puis il s'engage dans la police dans la région de Seattle. En juin 2003, Gary Ridgway est transféré secrètement dans le commissariat où Jensen est devenu détective pour être interrogé. Il est inculpé de 4 meurtres attribué au tueur en série appelé Green River Killer. L'enjeu pour les policiers qui l'interrogent est de déterminer l'étendue de sa culpabilité, c'est à dire d'acquérir la certitude qu'il s'agit bien du tueur en série et qu'il est bien le responsable d'une quarantaine de meurtres. Outre les interrogatoires, il faut organiser des sorties sur le terrain pour retrouver les cadavres de ses victimes dont il se souvient avec plus ou moins de précision des endroits où il les a laissés, ou enterrés. Au cours de ces journées, Jensen se souvient des 20 années qu'il a passé à enquêter sur ces meurtres.Dans le bref mot de remerciements, Jeff Jensen indique qu'il a souhaité écrire ce comics pour mieux comprendre son père, Tom Jensen. le tueur en série de la Green River a réellement existé (en 2012 il purge toujours sa peine de prison) et Tom Jensen a fait partie de l'équipe constituée pour le traquer. Jensen a la particularité d'être un simple détective de police, pas un expert en tueurs en série. D'une certaine manière, il s'agit d'un fonctionnaire effectuant le travail routinier de l'enquête, les recueils de faits, la rédaction des rapports minutieux, la saisie des éléments dans les bases de données, etc. Jeff Jensen le présente comme un individu affable, déterminé, obstiné, sans être obsessionnel. Il apporte quelques touches personnelles telles que la chanson favorite de son père (In-a-gadda-da-vida d'Iron Butterfly), son habitude de fumer malgré les observations de ses collègues, son canard en plastique dans son tiroir, etc.Jeff Jensen a construit une biographie de son père très particulière, évitant le sensationnalisme, évitant l'approche psychologique, évitant la fascination pour le tueur en série, refusant la psychanalyse, proscrivant les coups de théâtre, la mise en scène par les médias, la dramatisation, etc. Bref Jeff Jensen fait attention à ne jamais transformer cette histoire en spectacle. Au contraire, il s'attarde sur la rigueur de la démarche policière, les aspects les plus prosaïques de l'enquête, les culs-de-sac, les années qui passent sans résultat, sans avancée, et la banalité de la personnalité de Gary Ridgway pendant les interrogatoires ou les recherches des cadavres. Il réussit à faire transparaître l'horreur des actes de Ridgway sans jamais recourir à une scène choc, à une mise en scène de meurtre, ou à des déclarations sadiques ou haineuses. Il n'y a pas d'analyse psychologique du tueur ou de Tom Jensen. Il y a quelques faits biographiques de Jensen (études, mariage, déménagement, carrière) et son travail patient et déterminé. Au-delà du récit passionnant sur ce travail de fourmi, Jeff Jensen montre, avec une économie de moyens remarquable, l'évolution des convictions et des motivations de son père au travail, ainsi que sa conviction inébranlable de travailler à quelque chose d'utile. J'ai été sidéré par l'aisance avec laquelle Jeff Jensen a su rendre compte de l'angoisse existentielle latente inhérente à consacrer 20 ans de sa vie à une entreprise dont il n'est pas possible de connaître l'issue, dont il n'est pas possible de savoir s'il est possible d'atteindre le but que l'on s'est fixé. Tom Jensen consacre sa vie professionnelle à déterminer l'identité du tueur de Green River, sans assurance de réussir. Au fil des pages, le lecteur ne peut que s'interroger sur l'absurdité d'un tel engagement, sur l'espoir fallacieux d'aboutir, sur l'inanité de la vie, son manque de sens. À partir d'une série de meurtres abjectes et de la détermination d'un fonctionnaire ordinaire, Jeff Jensen saisit une question philosophique des plus difficiles, des plus délicates, des plus essentielles : quel est le sens des actions d'un individu, quel est l'intérêt d'une vie professionnelle, à quoi ça sert ? Il le fait sans jamais être démonstratif, ou pédant, mais sans qu'il soit possible au lecteur de passer à coté de ce thème. Il réussit le tour de force de faire douter le lecteur quant au bienfondé de l'obstination tranquille de Jon Jensen, alors même le résultat en est connu.Cette histoire terrible est mise en images par Jonathan Case, en noir & blanc, sans niveaux de gris. Il utilise un style réaliste, avec une simplification des textures et des ombres portées, pour des dessins très faciles à lire, également dépourvus de tout sensationnalisme. Case a une mission difficile : décrire les individus de la manière la plus prosaïque qui soit, tout en faisant en sorte que les images apportent quelque chose aux dialogues. À nouveau l'économie de moyens est remarquable et le résultat redoutablement efficace. Jensen et Case sont complémentaires dans leur approche de la narration. Jensen compose des scènes qui incorporent des mouvements, des déplacements, des interventions de nouveaux individus, des gestuelles. Tous ces éléments fournissent de la matière à Case pour éviter scène après scène de dialogues avec uniquement des dessins de têtes en train de parler, avec un phylactère. Au lieu de ça, le lecteur est en présence d'individus vivants ayant une gestuelle naturelle, des expressions de visage normales et parfois ambigus. Les illustrations en retenue de Case mettent en avant la banalité des individus, la quotidienneté des actions. Tout son savoir faire est mis au service d'une mise en page rigoureuse avec des personnages normaux et ordinaires, dans des mises en scène vivantes, sans être spectaculaire. le lecteur reconnaît ce quotidien, il se sent proche des actions de ces individus et l'immersion est intense. du coup chaque élément sortant de l'ordinaire prend un relief incroyable et occasionne un ressenti émotionnel fort dû à son incongruité dans un environnement si normal.Jeff Jensen et Jonathan Case réussissent la gageure d'impliquer le lecteur dans une enquête laborieuse étendue sur 20 ans, en créant un suspense psychologique basé sur d'autres ressorts que la simple dynamique chassé / chasseur. Ils mettent en scène les approches irréconciliables du tueur et du fonctionnaire de police, mais aussi l'impossibilité d'appréhender un comportement aussi aberrant et monstrueux par rapport aux normes sociales, et l'engagement sans faille de Tom Jensen dans cette enquête. Ils transmettent le point de vue de Tom Jensen, sans bulles ou cellules de pensée, un tour de force.

Etats-Unis : le tueur en série de la Green River, le

Au début des années 1980, les corps de plusieurs femmes, toutes prostituées, ont été retrouvés à Seattle près de la Green River, donnant ainsi son nom au tueur en série qui sévissait : le tueur de la Green River. Dès lors la police ne cesse de traquer ce meurtrier mais se heurte aux hésitations de l'administration : "Le comté s'inquiète aussi du coût de l'enquête.[/has_googlemeta5][has_googlemeta6]. 16 novembre de la même année, le tueur de la Green River est arrêté avec comme accusation : vagabondage et incitation à la prostitution. Sa femme a du mal à croire à la chose et pense à une erreur judiciaire quand les policiers lui révèlent la vérité. Même l'avocat de Ridgway dira plus tard de lui "il était si doux, si inoffensif. . Le "tueur de la Green River" a assassiné des dizaines de jeunes prostituées entre 1982 et 1985. Grâce à l'ADN, Gary Ridgway a été appréhendé en 2001.

Gary Ridgway : le tueur la Green River - Justice sur Télé

Le Tueur de la Green River (anglais : Green River Killer. A True Detective Story) est une bande dessinée de Jonathan Case (dessin) et Jeff Jensen (scénario) publiée aux États-Unis par Dark Horse Books en septembre 2011 et traduite en français l'année suivante par Ankama.Elle raconte les crimes du tueur en série Gary Ridgway du point de vue de l'officier de police qui enquête sur ses. Le 15 juillet 1982, le corps de Wendy Lee Coffield, 16 ans, est retrouvé dans la Green River, près de la petite ville de Kent.Elle a été étranglée avec l'une de ses chaussettes.Il s'agit de la première victime du Green River Killer retrouvée par la police.. Dans les semaines qui suivent, six femmes âgées de 16 à 31 ans, sont découvertes mortes dans le même secteur.. Gary Ridgway : le tueur la Green River : Toutes les informations de diffusion, les bandes-annonces, les photos et rediffusions de Gary Ridgway : le tueur la Green River avec Télé 7 Jours . «Mon oncle Le tueur de la Green River» intégrale, Mon oncle Le tueur de la Green River Revoir la Vidéo en Replay Streaming, Voir Mon oncle Le tueur de la Green River replay tv (Nouveau Episode), la Vidéo Mon oncle Le tueur de la Green River en Replay. Diffusé le Jeudi 2 juillet 2020 à 21h05 sur RMC Story.

Etats-Unis : le tueur en série de la Green River, le

Etats-Unis : le tueur en série de la Green River, le meurtrier aux 50 victimes PODCAST - Gary Ridgway a tué et violé au moins 49 femmes entre 1982 et 2001.. Le tueur de la Green River relate l'histoire vraie de Tom Jensen et de l'acharnement dont il a fait preuve pour retrouver un tueur en série sévissant dans l'état de Washington. Décembre 1983, poste de police de Seattle. Depuis l'été 1982, plusieurs corps de femmes ont été retrouvé près de la Green River, toutes étranglées. Le tueur de la Green River - Les faits Karl Zéro : Entre 1982 et 1998, des dizaines de jeunes femmes, pour la plupart des prostituées, ont disparu dans le sud du comté de King, dans l'Etat de